Peintre en Décor et Artiste Peintre

Céline Dewavrin

Pour cette deuxième rencontre, j’ai décidé de me rendre sur un des nombreux chantiers de l’artiste Céline Dewavrin. Peintre en Décor et Artiste Peintre depuis quelques années, elle a tout plaqué pour faire ce qui lui plaît vraiment : créer de ses mains.

Nous avons fait connaissance dans un appartement du XVIe arrondissement en pleins travaux, baigné de lumière, au son des coups de marteaux et des rires des ouvriers.

Pendant une matinée, Céline s’est confiée. Elle m’a fait part de ses inspirations, de ses peurs et de ses moteurs quotidiens. L’artiste peintre est revenue sur son enfance, sur la complicité essentielle qu’elle entretient avec ses cinq enfants, sur la difficulté de changer de voie après de longues années dans un secteur, sur la beauté de son métier et sur l’importance qu’a pris aujourd’hui la préservation de ce savoir-faire qu’elle continue de développer jour après jour. Céline est une femme déterminée, qui ne recule devant rien et qui n’a pas peur des obstacles qui se dressent devant elle. C’est une mère aimante, une artiste dévouée. Solaire et dynamique, elle m’a emmenée dans son univers, tout en couleur, en détails et en sourires.

"J'aime ma vie parce que je l'ai choisie, parce que je suis heureuse de me lever chaque matin en me disant que quelque chose de beau m'attend"

La vie artistique de Céline a commencé très jeune. À 8 ans, elle rejoint la classe de dessin de sa ville natale. Elle affirme que ce sont ses années qui ont forgé son aisance pour les travaux manuels, son appétence pour la peinture, son regard sur les formes, les courbes, les couleurs et les reliefs. Elle pense avoir puisé dans cette formation les bases du métier qu’elle a choisi trente ans plus tard, d’exercer. Envoutée par l’atmosphère réconfortante de la salle de dessin, admirative de sa professeure et de sa capacité à créer en quelques minutes des animaux, des paysages ou des bâtiments du bout de son crayon à papier, elle rêve de vivre pour dessiner. 

 

Mais la vie, ou plutôt la réalité, la rattrape rapidement. Dessiner, c’est bien. En faire son métier c’est autre chose. Elle s’oriente vers une carrière juridique. Céline a 25 ans et entame une partie de sa vie sereinement, pleine de volonté et de détermination. Elle ne perd pas son appétence pour l’art et le savoir-faire mais elle choisit, comme beaucoup, la voie de la raison. Attention, cela ne veut pas toujours dire des années ennuyeuses. Céline est une battante, elle va au bout de ce qu’elle fait : de groupe en groupe, de mission en mission, elle monte les échelons et s’épanouit pleinement.

"Ce n'est pas parce que votre métier n'est votre passion qu'il doit être ennuyant à mourir. Il faut être investi pour trouver de l'intérêt à son quotidien"

Sa créativité se réveille lorsqu’elle rencontre les architectes d’intérieur Raphaël Le Berre et Thomas Vevaud. Ensemble ils fondent une marque de mobiliers contemporains haut-de-gamme qui jouit rapidement d’une belle réputation. Mais alors que la marque poursuit son ascension au rythme des collections, celle-ci ne comble pas son envie de créer. Elle veut dire non à cette consommation jetable et dénuée de tout sens. Cette aventure touche à sa fin et l’artiste (chut, elle ne le sait pas encore) s’ennuie. C’est dur l’ennui quand on est habitué à toujours se lever motivée…

La peinture en décor se révèle alors à elle comme une évidence. Elle s’inscrit à l’école d’art mural Jean Sablé de Versailles. Elle veut devenir peintre en décors. C’est une orientation peu commune qu’elle ne connaissait pas. Mais elle se rend vite compte des multiples avantages : la possibilité d’en vivre assez facilement, ancrage économique essentiel pour une mère de cinq enfants, l’immense spectre de savoir-faire de cette formation qui lui assure une possibilité de création infinie, les multiples collaborations possibles et le bénéfice d’un métier peu connu ou du moins, moins connu que d’autres. Elle se passionne très vite pour les techniques ancestrales, pour la dextérité de son professeur, Jean Sablé, pour cette dualité artisan/artiste qui est le maître mot de sa formation.

Lors de ma visite, Céline m’a exposé trois techniques bien différentes, preuve de la diversité de son savoir-faire : la sublimation d’une cheminée en faux-marbre, pièce phare de son travail, le décor à l’enlevé gris de Payne, qu’elle a su détourner par sa créativité et sa vision de l’art et l’encadrement original d’une porte réalisée à l’aide d’un couteau japonais. Toutes ses réalisations sont la représentation parfaite d’un équilibre apaisant de formes, les volumes, de textures et de couleurs.

"Je n'ai pas envie de ressembler au cliché du peintre en blouse quand je crée mais plutôt à l'incarnation du savoir-faire et de tout ce que j'ai appris au fil des années."

Céline considère le vêtement dans lequel elle peint comme l’allié de sa créativité et ne sacrifie pas sa féminité sur l’autel de la praticité. S’il lui arrive de revêtir sa blouse blanche tachée de peinture c’est que les circonstances l’exigent impérieusement. Elle lui préfère des chemises oversize dans des matières lourdes, réconfortantes et chaudes. Comme dans un cocon, elle se love dans le textile aux teintes douces et sent monter l’inspiration. Bien sûr, il faut que les chemises soient confortables : en velours côtelé ou en coton, elle choisit ses pièces de travail en fonction du toucher du tissu.

Akho fait écho à cette recherche d’élégance non maitrisée, de confort envoutant et d’intemporalité. Céline m’a confié avoir été attirée par la coupe unisexe, par les lignes nettes et le tissu souple et lisse. Grande fan des chemises en velours côtelé, elle a passé sa matinée à tester les tailles et les couleurs, à jongler entre les différents modèles IZolo et à toucher presque machinalement la matière Haute Couture provenant de la maison LANVIN, gage de vraie qualité selon elle.

​​Le premier vêtement que tu as porté, dont tu te rappelles le plus ?

Je suis nostalgique de la qualité des tissus et de la confection des vêtements que portaient ma mère et ma grand mère. Je me souviens notamment d’un tailleur de ma maman en lin jaune moutarde à la veste très ajustée à la taille et aux manches et avec une jupe à la coupe parfaite. La jupe avait été raccourcie pour que  je puisse la porter au mariage d’une cousine… J’avais 16 ans. 

Si tu devais décrire Akho en 3 mots ?

Confort, élégance et grande qualité.

L’endroit sur terre où tu te sens le mieux ?

Pas d’endroit physique particulier car je suis plutôt nomade… Je dirais mon territoire intérieur car il me permet de me sentir bien n’importe où et avec n’importe qui. 

Selon toi, qu’est-ce qu’un bon vêtement pour créer ?

Un vêtement qu’on oublie et qui nous protège à la fois pour se consacrer entièrement à la création.

Si tu devais décrire tes créations en une phrase ?

Je souhaite que mes créations soient animées d’intensité et j’y travaille à travers un processus de sublimation et/ou de marche vers la lumière selon le sujet que je réalise… 
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Céline mesure 1m71 et porte la chemise IZolo réglisse en L, la chemise IZolo blanche en M en la chemise IZolo camel en S.

 

Retrouvez les créations de Céline sur son site internet.

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